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TVA pour un salon de coiffure en Suisse : seuil, taux et démarches

Rédigé par Publié le 16 min de lecture
Illustration d'une gérante de salon de coiffure vérifiant sa comptabilité sur un ordinateur portable au comptoir, calculatrice et reçus posés à côté, vue sur un lac suisse par la fenêtre

Un salon de coiffure encaisse des dizaines de petites prestations par jour, souvent payées sur place, et le chiffre d'affaires grimpe plus vite qu'on ne le croit. Beaucoup de gérants découvrent la question de la TVA au pire moment : quand la fiduciaire annonce que le seuil des CHF 100 000 a été franchi l'année précédente et qu'il aurait fallu s'annoncer à l'Administration fédérale des contributions (AFC).

Ce guide répond aux questions concrètes qu'un salon de coiffure suisse se pose réellement : à partir de quand êtes-vous assujetti, quel taux appliquer sur les coupes et sur la revente de shampoings, comment vous inscrire, et surtout quelle méthode de décompte choisir pour ne pas transformer chaque trimestre en cauchemar administratif. Tout ce qui suit s'appuie sur les textes officiels, LTVA et publications de l'AFC, vérifiés en octobre 2026. Ce blog est édité par ViteUneCoupe, un logiciel de prise de rendez-vous en ligne gratuit pour salon de coiffure sans commission : la TVA n'est pas notre métier (votre fiduciaire reste la bonne interlocutrice pour votre cas précis), mais la gestion d'un salon l'est, et ce sujet revient sans cesse chez les gérants romands.

Le seuil des CHF 100 000 : quand votre salon devient-il assujetti ?

La règle de base tient en une phrase : toute entreprise qui réalise en l'espace d'un an un chiffre d'affaires de CHF 100 000 ou plus provenant de prestations non exclues du champ de l'impôt est assujettie à la TVA. C'est l'article 10 de la loi fédérale régissant la taxe sur la valeur ajoutée (LTVA), et l'AFC le confirme sur sa page consacrée à l'assujettissement.

Trois précisions qui changent tout en pratique :

  • Le seuil se calcule sur le chiffre d'affaires mondial, pas seulement suisse. Pour un salon de quartier à Lausanne ou à Fribourg, la nuance est théorique ; elle compte si vous facturez aussi des prestations à l'étranger (formations, shootings, prestations événementielles).
  • Le calcul se fait hors impôt, sur la base des contre-prestations convenues (art. 10, al. 2bis LTVA). Ce sont vos encaissements de prestations, pas votre bénéfice : un salon qui facture CHF 110 000 et dégage CHF 30 000 de résultat est au-dessus du seuil.
  • Toutes vos recettes d'exploitation comptent ensemble : les prestations de coiffure, mais aussi la revente de produits (shampoings, soins, brosses) et les éventuelles locations de fauteuil. Un salon qui fait CHF 85 000 de prestations et CHF 20 000 de vente de produits est assujetti.

En dessous de CHF 100 000, vous êtes "libéré de l'assujettissement" : vous ne facturez pas de TVA, vous ne la décomptez pas, et vous n'avez le droit de la mentionner sur aucune facture (art. 27 LTVA). Vous pouvez en revanche y renoncer volontairement, on y revient plus bas, car ce n'est pas toujours une mauvaise idée.

À partir de quand faut-il facturer la TVA une fois le seuil franchi ?

C'est la question qui pique, et la réponse est à l'article 14, al. 3 LTVA : la libération de l'assujettissement prend fin dès que le chiffre d'affaires total obtenu pendant le dernier exercice commercial atteint la limite. Concrètement, si votre exercice 2025 a clôturé à CHF 104 000, vous êtes assujetti dès le début de l'exercice suivant : toutes les prestations de ce nouvel exercice doivent être décomptées avec la TVA, même si vous ne vous en rendez compte qu'en été chez la fiduciaire.

D'où un conseil très terre à terre : suivez votre chiffre d'affaires en cours d'année, pas une fois par an. Un salon qui dépasse CHF 8 500 de recettes mensuelles en moyenne finira l'année au-dessus du seuil. Si votre agenda et vos encaissements vivent dans des carnets et des tickets, personne ne voit le total avant la bouclure ; c'est un des arguments, parmi d'autres, pour passer à un agenda et une réservation en ligne, dont nous détaillons les options dans notre comparatif des logiciels de réservation pour salon de coiffure en Suisse.

Et si vous ouvrez votre salon cette année ?

Pour une ouverture, pas besoin d'attendre un premier exercice complet : vous êtes assujetti dès le début de l'activité si, au moment de l'ouverture, tout laisse présager que le seuil sera atteint dans les douze mois (art. 14, al. 3 LTVA, et la page AFC sur l'assujettissement). Un salon de trois fauteuils bien placé à Genève ou à Lausanne, avec un prévisionnel à CHF 150 000, doit donc s'annoncer d'emblée.

Si le démarrage est plus incertain, la pratique courante consiste à extrapoler sur douze mois le chiffre réalisé sur les premiers mois : un salon ouvert en septembre qui encaisse CHF 30 000 sur son premier trimestre est clairement sur une trajectoire au-dessus de CHF 100 000. En cas de doute, annoncez-vous ou faites trancher votre fiduciaire : l'inscription tardive se paie en TVA rétroactive jamais facturée aux clients, donc prélevée sur votre marge. Côté français, les règles sont entièrement différentes (franchise, taux, obligations) ; si votre projet se situe en France, consultez plutôt notre guide pour ouvrir un salon de coiffure, pensé pour ce cadre-là.

Quel taux de TVA pour un salon de coiffure suisse ?

Réponse simple : le taux normal de 8,1 %, en vigueur depuis le 1er janvier 2024 (taux officiels publiés par l'AFC). Les prestations de coiffure ne figurent dans aucune des listes du taux réduit (2,6 %) ou du taux spécial hébergement (3,8 %) : coupes, couleurs, brushings, barbes et soins sont au taux normal.

Point qui surprend souvent : les produits revendus au salon sont aussi à 8,1 %. Le taux réduit de 2,6 % couvre les denrées alimentaires, les médicaments, les livres et quelques autres catégories ; les shampoings, soins et produits coiffants n'en font pas partie. Pas de panachage de taux à gérer en caisse, donc, ce qui simplifie la suite.

Vos prix affichés sont toujours TVA comprise

En Suisse, les prix annoncés aux consommateurs sont des prix à payer effectivement : l'ordonnance sur l'indication des prix (OIP) impose d'inclure la TVA et toutes les taxes dans le prix affiché, et les salons de coiffure figurent expressément dans la liste des services soumis à l'obligation d'afficher (FAQ OIP du SECO). Votre carte à CHF 85 la coupe femme reste donc à CHF 85 pour la cliente, assujetti ou pas : la TVA est "dedans". Les obligations d'affichage (liste visible, vitrine, prix en francs) méritent un article à elles seules ; nous les détaillons dans notre guide sur l'affichage des prix en salon de coiffure en Suisse.

Conséquence directe : passer le seuil des CHF 100 000 ne vous autorise pas magiquement à augmenter vos prix de 8,1 %. Soit vous répercutez la TVA sur votre carte et vos clients paient plus cher, soit vous absorbez tout ou partie sur votre marge. Un calcul d'ordre de grandeur, purement illustratif : sur CHF 120 000 d'encaissements annuels TVA comprise, l'impôt représente environ CHF 9 000 au taux normal (120 000 × 8,1 / 108,1). C'est précisément le genre de bascule à anticiper dans votre grille tarifaire, pas à subir.

S'inscrire à l'AFC : la démarche concrète

L'inscription elle-même est la partie la plus simple :

  1. Délai : vous devez vous annoncer spontanément à l'AFC dans les 30 jours qui suivent le début de votre assujettissement (art. 66 LTVA).
  2. Où : en ligne, sur le portail de l'AFC (ePortal), qui regroupe l'inscription, puis les décomptes.
  3. Ce qu'on vous demande : votre numéro IDE (le numéro d'identification de l'entreprise, que toute raison individuelle ou société inscrite possède déjà), la description de l'activité, le chiffre d'affaires attendu, et le choix de la méthode de décompte.
  4. Ce que vous recevez : votre numéro TVA, qui est votre IDE suivi du suffixe TVA, à faire figurer sur vos factures.

À l'inscription, vous choisissez aussi la périodicité et la méthode de décompte. C'est le vrai choix stratégique, et il mérite sa propre section.

Méthode effective ou taux de la dette fiscale nette : le choix qui compte

Il existe deux grandes façons de décompter la TVA, et pour un salon de coiffure la différence est énorme en charge administrative.

La méthode effective : précise, mais exigeante

C'est la méthode par défaut : chaque trimestre (art. 35 LTVA), vous déclarez la TVA encaissée sur vos prestations (8,1 %) et vous en déduisez l'impôt préalable, c'est-à-dire la TVA que vous avez vous-même payée sur vos achats : produits techniques, mobilier, énergie, matériel, honoraires. La créance fiscale est la différence.

Avantage : vous récupérez réellement la TVA sur vos charges, ce qui compte les années d'investissement (travaux, fauteuils, bacs). Inconvénient : il faut une comptabilité qui isole l'impôt préalable sur chaque facture fournisseur, donc plus d'heures de fiduciaire.

Le taux de la dette fiscale nette : 5,3 % pour la coiffure

La méthode des taux de la dette fiscale nette (TDFN) est une simplification officielle prévue à l'art. 37 LTVA : au lieu de calculer TVA encaissée moins TVA payée, vous multipliez simplement votre chiffre d'affaires TVA comprise par un taux forfaitaire propre à votre branche, qui tient déjà compte de l'impôt préalable moyen du secteur. Et bonne nouvelle, la branche coiffure a son taux dédié : l'ordonnance de l'AFC fixe le TDFN des salons de coiffure à 5,3 % pour les prestations de service (ordonnance sur la valeur des taux de la dette fiscale nette par branche et activité, état au 1er janvier 2025).

Les conditions d'accès, précisées par l'AFC sur sa page dédiée aux taux de la dette fiscale nette : un chiffre d'affaires imposable qui n'excède pas CHF 5 024 000 par an et un impôt dû qui n'excède pas CHF 108 000. Autant dire que pratiquement tous les salons de coiffure du pays y ont droit. En prime, le décompte passe de trimestriel à semestriel : deux déclarations par an au lieu de quatre.

Un exemple chiffré, volontairement simplifié et hypothétique. Un salon encaisse CHF 200 000 TVA comprise sur l'année :

Méthode Calcul TVA due (ordre de grandeur)
Effective 200 000 × 8,1 / 108,1 = env. CHF 14 990 encaissés, moins l'impôt préalable réel sur les achats (par hypothèse CHF 4 200) env. CHF 10 790
TDFN coiffure 200 000 × 5,3 % CHF 10 600

Les deux méthodes aboutissent par construction à des montants proches : le TDFN est calibré sur l'impôt préalable moyen de la branche. La vraie différence est ailleurs : avec le TDFN, personne ne trie des centaines de factures fournisseurs, et le risque d'erreur fond. Si vos chiffres réels d'impôt préalable sont durablement supérieurs à la moyenne de la branche (grosse part de revente de produits, travaux récents), la méthode effective peut redevenir gagnante : faites tourner le calcul avec votre fiduciaire sur vos propres chiffres.

Deux contraintes à connaître avant de choisir (art. 37, al. 4 LTVA) : la méthode TDFN doit être conservée au moins une période fiscale, et si vous optez pour la méthode effective, vous ne pouvez revenir au TDFN qu'après trois ans au minimum. Le choix de départ engage donc réellement.

Et la revente de shampoings dans tout ça ?

Si votre salon revend des produits, deux situations. En méthode effective, rien de particulier : vous facturez 8,1 % sur les produits comme sur les prestations et déduisez la TVA payée à votre grossiste. En méthode TDFN, l'ordonnance prévoit des taux distincts par activité (le commerce de biens au taux normal est par exemple à 2,1 %), et les règles d'attribution quand une entreprise cumule plusieurs activités ont été révisées au 1er janvier 2025. Si la revente de produits reste accessoire, votre taux de branche s'applique ; si elle pèse lourd dans votre chiffre, demandez à votre fiduciaire ou directement à l'AFC si un second taux doit être appliqué. Les montants en jeu justifient la question dès que la vitrine de produits dépasse quelques milliers de francs par an.

Factures, tickets de caisse et mentions obligatoires

Une fois inscrit, vos documents de vente doivent suivre. L'art. 26 LTVA fixe le contenu d'une facture : identification du salon avec la mention de l'inscription au registre des assujettis et le numéro TVA, nature de la prestation, montant, et taux applicable (si la TVA est incluse dans le prix, l'indication du taux suffit, pas besoin de ventiler le montant de l'impôt).

Pour un salon, la bonne nouvelle est à l'art. 57 de l'ordonnance régissant la taxe sur la valeur ajoutée (OTVA) : jusqu'à CHF 400, le ticket de caisse n'a pas à mentionner le nom du client. Vos encaissements quotidiens de coupes et de couleurs passent donc avec un simple ticket conforme (coordonnées et numéro TVA du salon, prestation, montant, taux). Pensez en revanche à la facture complète quand un client professionnel la demande, par exemple pour des prestations événementielles facturées à une entreprise : lui seul pourra déduire la TVA, et il a droit à une facture en bonne et due forme s'il la réclame.

À l'inverse, tant que vous n'êtes pas inscrit, interdiction absolue de faire figurer de la TVA sur vos tickets ou factures (art. 27 LTVA) : mentionner un impôt qu'on ne reverse pas expose à devoir le payer.

S'assujettir volontairement en dessous de CHF 100 000 : bonne ou mauvaise idée ?

La loi permet de renoncer à la libération de l'assujettissement (art. 11 LTVA) : un salon sous le seuil peut s'inscrire volontairement, pour au moins une période fiscale. Pourquoi diable payer un impôt qu'on pourrait éviter ? Deux cas où la question se pose sérieusement :

  • L'année des gros investissements. Vous ouvrez ou rénovez : fauteuils, bacs, travaux, enseigne. Toutes ces factures portent 8,1 % de TVA que seul un assujetti peut récupérer en impôt préalable. Sur CHF 80 000 d'aménagement, environ CHF 6 000 de TVA sont en jeu. L'assujettissement volontaire permet de la déduire, au prix de facturer ensuite la TVA sur vos prestations.
  • Une clientèle en partie professionnelle. Si une part de votre activité est facturée à des entreprises (plateaux, tournages, mariages facturés à des sociétés, location de fauteuil à des indépendants), vos clients assujettis récupèrent la TVA que vous facturez : elle ne leur coûte rien, et vous récupérez la vôtre.

Pour le salon de quartier classique, dont la clientèle est à 100 % privée, la conclusion est généralement inverse : rester sous le seuil est un avantage concurrentiel net, puisque vos prix TVA comprise supportent 0 % d'impôt là où le salon assujetti d'en face reverse 8,1 % de ses encaissements (ou 5,3 % en TDFN). C'est un paramètre à intégrer dans votre stratégie tarifaire au même titre que vos coûts ; sur la mécanique générale des marges d'un salon, notre article sur la rentabilité d'un salon de coiffure (chiffré pour la France, mais la logique vaut partout) détaille les leviers.

Suivre son chiffre d'affaires sans y penser

Le fil rouge de cet article, vous l'aurez vu, c'est que la TVA suisse punit surtout ceux qui découvrent leurs chiffres trop tard : seuil franchi sans s'en apercevoir, prévisionnel d'ouverture jamais confronté au réel, choix de méthode fait à l'aveugle. Le remède n'est pas un tableur de plus, c'est un salon dont l'activité se voit en temps réel.

C'est exactement ce qu'apporte la réservation en ligne, au-delà du confort des clients : chaque rendez-vous est tracé avec sa prestation et son prix, l'historique se consulte en deux clics, et votre volume d'activité mensuel n'est plus une surprise de fin d'année. ViteUneCoupe le fait gratuitement et sans commission : réservations illimitées, agenda, catalogue de prestations avec prix, fichier clients et planning des collaborateurs sont inclus dans la version gratuite, sans carte bancaire. Soyons honnêtes sur les limites : ViteUneCoupe n'est ni une caisse ni un logiciel comptable (pas d'encaissement, pas de TWINT, pas d'export TVA), l'abonnement Standard, à partir de 29 € HT par mois et sans engagement, est facturé en euros, et les rappels se font par email, pas par SMS. Pour le suivi du chiffre d'affaires de vos prestations réservées, en revanche, la version gratuite suffit largement.

Questions fréquentes

À partir de quel chiffre d'affaires un salon de coiffure paie-t-il la TVA en Suisse ?

Dès CHF 100 000 de chiffre d'affaires annuel mondial provenant de prestations imposables, prestations de coiffure et ventes de produits confondues (art. 10 LTVA). En dessous, vous êtes libéré de l'assujettissement, sauf renonciation volontaire.

Quel taux de TVA s'applique aux prestations de coiffure en Suisse ?

Le taux normal de 8,1 %, en vigueur depuis le 1er janvier 2024. Il s'applique aussi aux produits revendus au salon (shampoings, soins), qui ne relèvent pas du taux réduit de 2,6 %. Les prix affichés aux clients restent TVA comprise, comme l'exige l'ordonnance sur l'indication des prix.

Qu'est-ce que le taux de la dette fiscale nette pour un coiffeur ?

Une méthode de décompte simplifiée : au lieu de déduire la TVA de chaque facture fournisseur, vous versez un pourcentage forfaitaire de votre chiffre d'affaires TVA comprise, fixé à 5,3 % pour les prestations des salons de coiffure (ordonnance de l'AFC, état au 1er janvier 2025). Le décompte devient semestriel et la comptabilité TVA se réduit à une multiplication.

Que se passe-t-il si mon salon dépasse le seuil sans s'être annoncé ?

L'assujettissement court quand même : vous devez vous annoncer à l'AFC dans les 30 jours suivant le début de l'assujettissement (art. 66 LTVA), et la TVA est due sur les prestations concernées même si vous ne l'avez jamais facturée à vos clients. Elle sort alors de votre marge. D'où l'intérêt de suivre votre chiffre d'affaires en cours d'année plutôt qu'à la bouclure.

Un salon sous le seuil peut-il facturer la TVA quand même ?

Pas sans s'inscrire : tant que vous n'êtes pas au registre des assujettis, il est interdit de mentionner la TVA sur vos factures ou tickets (art. 27 LTVA). Vous pouvez en revanche renoncer volontairement à la libération de l'assujettissement (art. 11 LTVA), ce qui est surtout intéressant l'année de gros investissements ou avec une clientèle professionnelle.

L'ouverture du salon compte-t-elle dans le calcul du seuil ?

Oui, et sans attendre un exercice complet : si au début de l'activité tout laisse présager que les CHF 100 000 seront atteints dans les douze mois, l'assujettissement commence dès l'ouverture. Avec un prévisionnel incertain, extrapolez vos premiers mois sur douze et faites valider la position par votre fiduciaire.

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